La Mule

Synopsis :

À plus de 80 ans, Earl Stone (Clint Eastwood) est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates (Bradley Cooper) est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ». Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

Clint Eastwood

Le saviez-vous ? :

  • Le film est inspiré de la vie de Leo Sharp, vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, qui est devenu dans les années 80 le transporteur de drogue le plus âgé et le plus prolifique du Cartel de Sinaloa.
  • C’est la deuxième collaboration entre Clint Eastwood et le scénariste Nick Schenk, dix ans après « Gran Torino » en 2009.

Ma critique :

« La Mule » prouve une nouvelle fois l’immense talent de Clint Eastwood qui arrive à nous surprendre une fois de plus. Pour certains dont moi y compris, ce très beau long-métrage est peut-être vu en forme d’oeuvre testamentaire et de pardon envers sa famille.  Le scénario n’étonne jamais mais tient bon son sujet jusqu’au bout, un sujet qui aurait pu être celui d’une comédie. Je trouve également que le film distille de nombreux thèmes décortiqués dans sa filmographie : les regrets, le désenchantement et surtout cette idée d’héritage, de transmission. Oui, le film n’est jamais larmoyant aux moments dramatiques et le film se permet d’être très drôle par moments puisqu’Eastwood se moque de lui-même !

Alison Eastwood

Clint Eastwood livre une prestation sans filtre où les échos autobiographiques abondent et je trouve cela très beau qu’il filme d’une manière bouleversante son corps. Que sa propre fille, Alison Eastwood, joue ici celle qui ne lui pardonne ni son absence, ni ses écarts de conduite, pousse un peu plus loin cette envie de se raconter à travers la fiction. De son côté, Bradley Cooper est très bon dans le rôle de l’agent du DEA.

Les quinze dernières minutes sont à ce titre prenantes, déstabilisantes et même bouleversantes, dans le sens où on a l’impression d’assister aux derniers pas de cette légende du cinéma dans un film testament et il se dévoile énormément surtout à la fin. Ce film est là pour nous montrer qu’il n’est jamais trop tard dans la vie pour s’assumer et prendre conscience de ses erreurs et que parfois tout une vie est nécessaire pour cela mais que c’est certainement aussi en cela que la vie prend tout son sens.

Pour conclure, « La Mule » est un film étonnant et émouvant sur le temps qui passe avec quelques touches d’humours où Eastwood se livre de plus en plus.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 17/20

Bande-annonce :

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