Fais de beaux rêves

Synopsis :

Turin, 1969.
Massimo (Nicolò Cabras), un jeune garçon de neuf ans, perd sa mère (Barbara Ronchi) dans des circonstances mystérieuses. Quelques jours après, son père (Guido Caprino) le conduit auprès d’un prêtre qui lui explique qu’elle est désormais au Paradis. Massimo refuse d’accepter cette disparition brutale.
Année 1990.
Massimo (Valerio Mastandrea) est devenu un journaliste accompli, mais son passé le hante. Alors qu’il doit vendre l’appartement de ses parents, les blessures de son enfance tournent à l’obsession…

Barbara Ronchi & Nicolò Cabras

Le saviez-vous ? :

  • Le réalisateur italien Marco Bellocchio s’est inspiré d’un livre autobiographique intitulé « Fais de beaux rêves, mon enfant » de Massimo Gramellini.
  • Ce film a été présenté hors Compétition en Ouverture de la Quinzaine des réalisateurs 2016.

Ma critique :

Situé à 3 époques de l’existence de son héros, le film est admirable pour sa fluidité narrative même si certains spectateurs peuvent être un peu perdus par l’intrigue, et sa mise en scène somptueuse. Oui, il raconte en désordre la vie d’un journaliste avec son enfance, marquée par la mort à 38 ans de sa maman qu’il adorait, son entrée puis sa progression dans la vie professionnelle et sa rencontre, à la quarantaine et la célébrité venues, d’une femme et finalement  la révélation d’un secret de famille. J’aurais espéré que ce film m’emporte complètement dans son élan romanesque mais je trouve qu’il manque un peu d’insistance sur certains passages..

Valerio Mastandrea & Bérénice Bejo

Quand à la distribution, elle mêle avec bonheur des vedettes du cinéma italien comme l’excellent Valerio Mastandrea ou la belle Barbara Ronchi à des stars étrangères comme les françaises Bérénice Bejo ou Emmanuelle Devos qui sont assez remarquables mais il ne faut pas oublier le tout jeune Nicoló Cabras qui a une maturité assez inouïe pour ce type de rôle.

Le véritable sujet du film est bien ailleurs du suspense autour de la mort de cette mère aimante. Bellocchio s’intéresse surtout aux traumatismes de l’enfance et la difficile construction d’un homme et parfois à l’impossibilité d’en guérir… Il parvient à faire ressentir l’absence, le manque, la violence et le deuil quasiment impossible d’un enfant de 9 ans, d’autant plus quand on lui dissimule la vérité… Attention, le récit est constellé d’ellipses donc c’est une oeuvre qui demande la plus grande attention de la part du spectateur.

Pour conclure, « Fais de beaux rêves » est un parcours d’homme sensible marqué le deuil avec de très beaux moments de cinéma.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 14/20

Bande-annonce :

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